Chaleil
Salutation au
Soleil, or d’une bougie au
Sommet de l’arbre
Salutation au
Soleil, or d’une bougie au
Sommet de l’arbre
Des annuaires
Des registres paroissiaux
Ceux, piqués par les vers de bibliothèque
Ceux, de cendres, brûlés,
Les Suédois, venus du Nord, ravage des terres, le sac des armures dans les mémoires
Les pierres tombales, qu’il faut soulever
Dans la glaise mouillée, le sigillé des noms à l’envers
Lire, la litanie des noms
Comme cette voix, souterrain du mausolée de Berlin
Fabrique, ombres de ses ruines sages
Des gens sortent d’entre les murs des cénotaphes,
Quand tu prononces, leur prénom, à haute voix
Mastiquer le pain
De famine, sucer les os
Des consonnes, avec
Un petit couteau
Pointu, détacher la chair
Maigre des voyelles,
Poème, une tête de
Lapin que l’on racle, le
Râble est mangé
Continuum des
Voix qui s’enchaînent, une chiourme
Temps mort, le silence.
Blanc d’Espagne d’une
Voix, qui meuble l’espace. Au
Mur, traces de tableaux.
Le vent, dans les trembles
Un fjord rond, entre
De hautes falaises, une mer
Intérieure, raku
Un cherche-midi,
Sous une pierre, endormis,
Paisible Anghiari
Rayon tangentiel
Sur le disque. Une chanson
D’entre les sillons,
Plissée, soleil
Le jazz et la java
Le vent qu’elles soulèvent
Le carton du sachet de
Thé tombe dans le bol
Colporteur, prends mes
Peaux de lapin, poèmes à la
Luzerne du matin
Monte, et glisse le long
De la vitre, en scarabée.
Le soleil, sa bouse