Prière de ne pas toucher
Ramené à la
Lumière, trésor, se dissipe,
Les os, en poussière
Ramené à la
Lumière, trésor, se dissipe,
Les os, en poussière
Quel qu’hermétique qu’il soit, le verre, poreux par les bouchons de liège, ceux des pots d’herbes, et d’épices, dans le tiroir
Dans le tiroir, une Babel qui transpire par les couvercles à vis des pots de confiture, dans les coins, comme des crottes de souris minuscules, des graines de cumin, une garrigue d’origan séchant, pendue par les pieds, les voix traînantes, Sei gesund ! par le grès bleu des Betschdorf à chou, et les cigales, la bourrache, violette poilue, et les rouleaux de cuivre de la cannelle, Qumran
Un brassin, et son conciliabule
Sur certains pots, l’étiquette à la main, le nom en babélien, et la photo des herbes sèches, visages aux aromates, leur parfum vivace
Fougère sous la pluie
Ce soir, poser une chaussure
Usée. Cuir, Russie
Puis, prendre l’eau
Ces films encensoirs
Et leur lointain arôme de
Savonette Donge
Noeud dans un mouchoir,
Au temps de l’épidémie,
Ceux, sur les carreaux,
Entre les lignes
Maillon dans la ronde
Ne tend pas les bras, distant
Ne joue pas le jeu
Qui tend jusqu’à la
Joue de son plexus, et se
Distend, dans le don
Tête. Tambour, machine
À laver, mettre, hin und
Her, adoucissant
Le vent, les doigts dans
Le bac à sable, dessine,
Une rose en pétales,
Barkhane, au sommet
De sa vague, un scarabée,
Son seul nautonnier
Schnaps, t’es schwips, l’ivresse
Qui déroule tes entrailles,
Chapelet de knacks
Eau oxygénée,
Le vents est tous les alcools,
Les tripes, au-dedans