ce que vos yeux vairons

Catégorie: écriture

Les Harpies

Tous les soirs, aux frontispices des écrans
L’écrin de verre, des vierges folles, et des vierges folles
Bouzkachi, leur querelle
En leurs serres, les morts
Avidité de Moloch pour leur pâture
Sur le tympan du temple, les niches des vierges sages sont vides
Images mouvantes, un ban de nouvelles mauvaises, poisson-scie, requin-marteau, outils du malheur, et cristaux liquides, des sargasses sombres
Peut-être reviendront-elles bientôt, hirondelles, les vierges noires charbonnières, à l’heure de la météo, l’anticyclone a dit qu’il fera beau
Et demain encore, à l’heure de l’apéro, le nombre
L’apéro, l’apéro, l’apéro, parmi les miettes des Tuc et des Curly
Loto macabre, aux grilles vastes comme un désert, Rub al-Khali
Compter un à un les grains de sable sans nom, poudre d’os de ceux qui se sont tus
Partis.

« Calmes, aux quais déserts »

Dans un hanap, vin
De la Moselle, une chanson
De Joseph Jongen

Thermidor

Pommes de terre, laissées
À la lumière, ont germé,
Antennes d’un homard

Nu

Le héron s’ébroue
La cendre aux pieds de ses pattes
Il a disparu

Le temps est à l’heure

Incrémentation
Aiguilles, étoiles alignées
« Ding », dit le jacquemart

Eau de grenat

Tu te penches sur sa
Couleur, fleur de violette, son
Odeur est muette

Percée à jour

L’oiseau, défendu,
Sous la serviette. Sa blessure
Bée. Bouche, broie sa tête

L’ibis

Sur l’arcure de son
Bec, l’éraflure, soleil, un
Temps bref, brille moins fort

Jpeg

L’escalier

Pas de contremarche
À chaque pas, une claire
Voie, un horizon

Poème dans un pot trop petit

Ses pieds, lotus d’or
Casser la terre cuite jusqu’à
L’os. Les démêler
Gulliver