ce que vos yeux vairons

Catégorie: Einsamkeit

M

Sans passé, sa vie,
Effondrée comme les pans du
Pont de son prénom.

Job

Je suis purin et
Je retourne à mon purin.
Sens moi, ô mon Dieu.

Ma maison est un
Bûcher de fumier. Entre
Chez moi. Je t’en prie.

Danser maintenant

La coupe était pleine,
Elle était vide maintenant.
Les lampions. Eteints.

Venterol-Beaucaire

Dans son reliquaire,
De beaux étés gardois et
Drôme solitaire.

La Roche-Honneur

Votre bureau, un

Bunker, je vous offre une

Cabane de pêcheur.

Le colosse de Memnon

On réputait Max inébranlable. Au sortir de son long tête à tête avec Irène, son visage hier encore de marbre n’était plus qu’un grès qu’avaient érodé le doute et les prémices de la culpabilité. La rouelle qu’il faisait porter à Hédda serait sa flétrissure, son injure intime.

A « L’Aloyau »

Combien de fois, vieux messieurs alignés droits dans la travée des veufs et des délaissés, seuls comme des pierres, silencieusement voûtés sur votre potage, la Mutte a-t-elle sonné votre passage, votre garde-à-vous digne devant vos oeufs mimosa ? Je devinais vos regards dans mon dos, les mots que vous auriez aimé dire et qui ont glissé sur le dossier de la chaise qui vous faisait face. J’ai retenu mon babil, ai mangé mon fruit en silence.

Le premier d’entre vous s’est levé, fragile, les joues piquées du rouge du verre de pinot gris siroté.

« Au revoir! » a-t-il flûté au serveur affairé.

« A dimanche prochain, Monsieur …. » Son nom s’est perdu dans le brouhaha des familles attablées.

Il reviendra au prochain dimanche, et au suivant. Sa table sera mise pour un. Et une ombre du passé.