Danke
Confiture de fraises
Des bois. De la maison, le
Trésor, sein Wunder.
Tout petits bocaux,
Et leurs têtes d’épingle rouges.
Ma manne du matin.
Confiture de fraises
Des bois. De la maison, le
Trésor, sein Wunder.
Tout petits bocaux,
Et leurs têtes d’épingle rouges.
Ma manne du matin.
Prendre le sentier. S’essuyer les pieds avant d’entrer.La forêt est une maison, on pourrait presque se déchausser. Les fougères sont froides, elles se sont éteintes avec la fin de l’été. Le matin, maintenant, elles crissent d’un gel léger, un vieux cuir desséché.
Les oiseaux sont là, mais on ne les entend plus.
« Mai ist vorbei, kein mood mehr for love fur den Vogel, Schaukelchaise ».
Siggi avait raison.
Le seul qui me parlait encore ici, c’était le torrent.
Sa voix de basse.
Tessiture de rocaille.
Contenus derrière
Le rideau, les grondements.
La nuit, son torrent.

Le verre coupant de
L’eau filant sur la tourbe, son
Bronze à peine rouillé.
Une saignée d’ambre,
Brodequin de cuir sur les
Racines de l’arbre.
Sur le vallon, se
Peint à l’éponge, toile de Jouy,
Sa cendre de rose.

Jpeg
Dans le baquet, les
Mains cisaillées. Un marbre
Veiné. Rouge sur blanc.
Feu grégeois, l’onglée,
Son froid barbelé au fond
Des poches. Surrender.
Dans la forêt, le
Coucou, son goutte à goutte,
Pulsation lente d’un
Quignon, entame, bout
Du monde, ces morceaux durs sous
La dent, les mâcher
Les pieds nus, sur la
Haute lisse des mousses, franchir
Le seuil du torrent.
Trouvé, l’endroit à
Aimer, les yeux grand ouverts
L’impression se fait,
Comme le tampon de
Bois sur une indienne, argent
De la lune sur mes