ce que vos yeux vairons

Catégorie: En forêt noire

Le torrent

Cette nuit, par la pluie,

Le chant d’une langue, son manque

Enfin assouvi.

Lèvres

La nuit, le rêve

Reprennent  leur souffle, leur sel

Le matin, sur mes

 

 

Peser ses mots

Parcimonie de

L’arbre, phrases courtes du vent qui

Jamais ne s’attarde.

Avant la nuit

Sapin, bâton de

Mon gnomon, ton ombre troue

La clairière. Rentrer

Peau d’âne

Entre les puissants

Bras de bois de la cabane,

Se réveiller ours.

Hémorragie

Ce qui s’élargit

Sur le buvard, le coeur bleu

De la tache qui bat.

Deux sous de lumière

Du lustre, jeter

Les pampilles, en garder l’os,

Sève d’abat-jour.

 

 

 

Le vent, au participe présent

Arbre, ton silence

Ne parle pas la même

Langue que celle des hommes.

Jardin suspendu

Là haut, les royaumes,

Les empires, Königskerze

Und Kaisermantel.

De mon désir

J’écris. Nul ne me

Demande à qui. Perdu, mon

Complément, objet