Vert basilique
La voûte, dont la clef
Végétale disparaît
Verte vers le ciel
La voûte, dont la clef
Végétale disparaît
Verte vers le ciel
Pour tout Alamut,
Un désert vert, son hapax,
Un milan, qui rôde
Denn hin, Mathis der
Maler, unisson noir du
Son et du dessin
Du soleil, à la
Nuit, noir Sankt Aurelius,
Où je m’engloutis
Regarder d’en haut, si l’on vous a fait la grâce d’être un oiseau
Le voyage est circulaire, tracé de l’hélice de la coquille d’un escargot,
La route tourne sur son axe, comme ces enseignes-sucre-d’orge rouges et blanches et bleues des barbiers
Rubans, en longs phylactères de la colonne de Trajan,
Château de sable en turban de la Malwyia,
Je répète la route mentalement.
À gauche, la montagne en rochers de grès, à droite, en à-pic, la forêt,
Au sommet, suivre l’ambre du torrent, une truite me salue en allemand, « Es freut mich ! », je roule jusqu’à la maison du bout du monde, ses douze montres, pendules, et coucou, la petite, ronde, à crémaillère, si jolie
Attendre, que tous annoncent le lever du jour, au fond de la vallée, le V noir des sapins verdit, le soleil monte comme une hostie derrière la montagne.
Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant
Celui de la pierre,
Que meule l’eau du torrent,
Les lèvres, au sang
Matricielle. Mère de
Toutes les nuits, abreuve la
Peur, de son lait noir

Coussin d’épingles,
La forêt en tiges de verre
Filé, naissance