Si j’étais Thomas Pesquet
Par la bulle de mon
Hublot-écran-de-télé,
Je regarderais,
Au théâtre de
Ce soir, non pas Les Feux de
L’Amour, mais de la
Saint-Jean,
Les bûchers brûler,
Société Anonyme,
Soleils de nuit
Par la bulle de mon
Hublot-écran-de-télé,
Je regarderais,
Au théâtre de
Ce soir, non pas Les Feux de
L’Amour, mais de la
Saint-Jean,
Les bûchers brûler,
Société Anonyme,
Soleils de nuit
Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat, mer, rouge,
Orgue de Barbarie
Gel noir torrent hache
À l’obsidienne qui fend la
Forêt ossements
Argent, transparents,
Ripple-marks de l’air, chauffé
À blanc. Rives du rêve
La nuit, sur la forêt. Au désert de l’arbre,
L’oiseau anachorète, cantor d’une église endormie,
La branche où il officie est une scène vide,
Son chant s’égrène, grains noirs d’un chapelet de buis
O solitude
Velours, dix doigts froids
En crochet, limaille de
Peau sur les carreaux
Il fait chaud, plus encore, à l’adverbe, extrêmement, vous verriez les marques, empreintes digitales encrées à la sueur, la colonne de mercure qui semble léviter, le billot, ses branchies d’écorce grand ouvertes sur l’été, vous sentiriez, et vos yeux, qui lisent, desquament.
Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau
Une paraison, qui coule sur mon dos, les cisailles du soleil, et la peau se marbre là où l’arbre n’a pas tendu son velum. Je ne bouge pas. L’arbre non plus. L’entêtement.
Mon annonciade, ses voûtes qui verdissent, le soleil passe sur des tesselles de feuilles, frisson de vitrail, et le ciel, et la lumière, de tout leur bleu, vernis transparent du chant des oiseaux, derrière le jubé, quel dieu louer, je tremble. Le désir, êtes-vous le printemps.