Il va sans dire
Ces langues qui se passent de grammaire, dont le vocabulaire est transparent. Limpide. Un tableau, une sculpture, une chanson sans paroles.
Ces langues qui se passent de grammaire, dont le vocabulaire est transparent. Limpide. Un tableau, une sculpture, une chanson sans paroles.
Il a plu, cette nuit, et je n’ai rien entendu, le bitume a brillé, sûrement, dans le petit cône de lumière du réverbère, il est tard, je n’ai rien vu, mais il est encore temps, n’est-ce pas, sur la platine, le premier grincement, comme une plume qui grifferait une feuille de papier, le café coule, une cigarette, le café coule, la musique de Philippe Sarde.
Pourquoi vouloir aller de l’avant.
Je tourne en rond.
Je trace des cercles autour de l’étang.
Une manière de chemin.
Compostelle est là.
On ne dit jamais « Le quai des brumes », ou « La mort à Venise », ou encore le château d’Yquem, toutes ces choses, chaussures sans l’aiguille de leur talon.