ce que vos yeux vairons

Catégorie: FGPTC

Tout conte fée

Défaire, comment, vos écrans, vos paravents, vos parois de verre.
Tailler la matière, à la gouge. Tout n’est que bois à moucharabieh, je creuse, et passe la main. Ouvrez-la, je suis la sciure, qui coule entre vos doigts.

Chambre de décompression

Remontée lente
Du souvenir, ses paliers.
Des bulles, votre voix.

Je la touche. Sous mon doigt, elle se morcèle, et roule. Fracture du mercure.

 

Plateau pléistocène

J’entre. Le décor.
Étrange. Je me suis trompé
De porte. Où est l’homme.

Eau ciel

L’oiseau, le miroir,
Le ciel, l’oiseau, posé sur
L’eau, son tain. Bleu Klein.

Markage au fer

Tu es. Ardente
Nuée. Par songe, un visage
Brûlant. Son mirage.

Ponctuation

Suivre le dessin

Du verre filé, chalut rouge

Et vert des deux ailes.

 

Tango

Mots sages, mensonges, leur
Valse lente, combien de temps,
Pour la fièvre d’un

J’écrirai,
Mon amour,
Jusqu’à
L’extinction
Du feu,
Jusqu’à ce que
La lumière
Du jour
Se pende à
Un réverbère,
Et creuse
Au matin
Sur vos joues,
La raie claire
D’un sillon.

Aujourd’hui, le jour d’après

L’impudeur d’une
Question, son intrusion, qu’y
Puis-je. Je suis ainsi,

A demander de
Vos nouvelles, le coeur battant,
Et si vous. Et si.

You say Aleppo

En Alep, où sont

Les savonniers, et les restes

De l’hôtel Baron.

Peine perdue

Paquet de lettres,

Pâte feuilletée, écornée

Par le doigt du vent.