ce que vos yeux vairons

Catégorie: FGPTC

Linseul

Etes-vous comme ce
Tissu, avec un accroc,
Une déchirure.

Last waltz before nowhere

Retourner en. Où.
En arrière, faire tourner
L’hélice à l’envers.

« Light in august »

Sonde Pitot

Bille en tête, tête à
Queue, collision, quand on rêve
Au ou en volant.

Cruciverbiages

« Vous souvenez-vous, Max ? »
Hedda écrivait.
« Vous souvenez-vous de ce samedi ? »
« Un samedi de lucernaire, j’avais allumé ma bougie, et je vous ai écrit. J’ai écrit pour vous pour la première fois.
Je vous avais dit.
J’allume ma bougie, et je vous écris.
Je suis aux Gambier.
Après les mots d’avril, il y eut vos mots de juillet.
Deux mots, les pierres d’une lapidation.
Effacez-moi.
J’ai bien essayé.
La noyade.
Les profondeurs, sans les joies de l’ivresse.
Vous m’aviez dit aussi, vous en souvenez-vous, que faites-vous dans…
J’ai pris mon temps.
J’ai mis le temps.
J’ai tout envoyé valser.
Un bel Immelmann.
Je suis enfin là où vous me voyiez.
Une pirouette.
Et je vous écris.
J’écris »

Max, ou elle

Je te tiens, tu me
Tiens par la barbichette, qui
Craquera. Toi. Moi.

Aircraft jacking

Ne demande pas
La permission, Hedda, passe
Outre le tarmac.

Monochrome. Black

A travers les brumes
D’une nuit qui ne vient pas,
Je tends le bras. Vous.

Jet lag

Les retours.
La voiture, arrêtée avant le gravier et ses crissements.
Les pieds sur le plancher, nus, qui retenaient leur souffle.
Les gonds trop huilés.
Pour ne pas grincer.
Pour laisser la nuit endormie aller jusqu’au jour.
Sans en rompre le cours.
Et le matin, savoir, avant de le voir, qu’il était là.
Trouver sur la table, les journaux éparpillés.
Nouvelles déjà passées.
Venues de pays improbables.
Kiosques du bout du monde.
Curitiba
Petrolina
Manaus
Le marchand de journaux.
Au coin d’une rue lointaine.
A mille et un fuseaux horaires de la maison.
Et voir le Monde, sur la pile posé.
Il était rentré.

Son of a bird

Do you know what, Max ?