ce que vos yeux vairons

Catégorie: forêt

Zweimal Bach

Faire état des eaux
Du petit torrent
De là-haut.
Sur la carte météo
On ne voit que Stuttgart,
Les lustres ruisselants de l’opéra,
Où la lumière se déverse le long de la boue,
La baignoire se vide,
Avec les spectateurs,
Emportés au dehors par la crue.
Là-haut
Le courant gonflé comme le jabot
D’un grand tétras,
La bulle de verre d’un geyser
Au moment où,
Le coup de cymbales !
L’homme qui en savait trop,
Il va éclater en sanglots !
Mais non
Sans drame.
Pas de maisons à renverser,
D’hommes-fétus-de-paille
De cultures à noyer.
Juste le sable dissout pailleté,
Pour des chercheurs d’or,
Un rayon de soleil passe le peigne sur un sapin qui penche, aiguilles, pomme brune, et fond dans le torrent, lingot effervescent,
Dans le baquet de la forge, un butin
De copeaux de bronze doré,
Bézoard d’un animal marin,
Et ces jeux d’eaux,
Traduits dans le tumulte
De sa langue,
Remous

La nuit tombe à l’eau

Jpeg

Märchenland

Aber bald, pain noir,
Cailloux blancs, Pumpernickel,
Hänsel und Gretel

Teapot

Dix-sept heures. Prendre
Le thé en compagnie de
L’arbre, or, et vert

Point of interest

Mon pays est une
Contrée non référencée,
Il fait bien les choses

Locus amoenus

Ils sont l’Arbre, avec
Ses versants, l’ombre aux racines,
L’adret aux vivants

Forêt noire

Neige, seule pays au
Monde. Silence, sa langue
Éphémère. Elle tombe

En Forêt

La grande lame,
(Plume bifide de stylo, celui d’un burelain géant, rostre, une loco fend
Les hautes plaines du XIXème, Far West,
Et la couche de bitume du sentier,
De plus en plus fine,
L’acier la racle, d’hiver en hiver,
Raboteurs de parquet, Caillebotte,
Hauts murs de plâtre chassés sur les côtés, limes de glace, corridor du manoir éventré par le froid de Varykino
Passage à pied sec de la Mer Blanche, décembre, jusqu’aux racines du thalweg, pousser doucement les troncs, et les arbres tournent sur leurs gonds, entrer
Terre ! Terre ! La neige ! Et le torrent fume, son évent de baleine blanche !)
Drapeaux rouges flottants, comme des bannières, Mittelalter,
Monte, vieux dragon ferraillant, chasse-neige, jusqu’à la maison.

Jonction. Tu seras hêtre

Le jour, où l’arbre
Choisit ses racines, jour de
Première communion

Rien ne le relie
Au sol. Lesquelles chausseront
Ses pieds. Elles, seules, savent

Bris de bois

Sous le vent, l’acier
Bleu des sapins qui ondoie
Sa scie, musicale