ce que vos yeux vairons

Catégorie: forêt

Sens. Touche

Que lire, désormais
Fumerolles des charbonniers
Trace du loup en lynx

Cuir bourgogne des
Feuilles, vélin de l’automne, script,
Tanins et nervures

Lucernaire

La nuit, sur la forêt. Au désert de l’arbre,
L’oiseau anachorète, cantor d’une église endormie,
La branche où il officie est une scène vide,
Son chant s’égrène, grains noirs d’un chapelet de buis
O solitude

Indivise, géographie

D’un limes, à l’autre, lisière de la forêt,
Grève-frontière du rivage, avant la mer.
Et tout ce vert contenu, entre ces deux pôles.
Jacadi a dit « arbre ». En esprit je dis
Mousse, sapin, tilleul, l’émeraude de l’eau,
L’océan, dont les vagues sombres cassent et moussent,
Dissolvent son indigo dans la tempête.
S’étire mon pays, territoire au grand écart,
Je rêve, un fil rouge vert les réunit, recolle
La morcelée, celle au réveil que je suis,
Orpheline, de l’une et de l’une, ni terre, ni mer.
La nuit est finie, et tout se recontracte

La Truite, de Schubert

Maintenant que le jour approche, je reprends l’entraînement.
Mon épiderme se fait cerne, je réapprends le froid, le torrent qui cisaille les jarrets, et le rire de Sieghart, Falstaff, qui roule, tonnerre, sur le toit des bois.
Le long des joues, la ponce des larmes, la glace. La joie

Copycat

La lune a sa lune,
L’hiver, le soleil est son
Drageon, copie pâle

Hochstrasse

Je me prépare au
Retour, tous les jours un peu
Plus, je rêve en noir

Clairière

Jpeg

Marcher, il faut rentrer

D’abord, l’hébétude, et son anesthésie, puis térébrante, et lancinante, la petite mélodie de la douleur, son morse de pivert, brève-brève, longue-longue, là, dans le pied.

Les dentelles de Lefkara

Le même motif confié, d’araignée en araignée.
Accroché, gouttelettes de rosée, entre deux herbes, au tuyau-éventaire des roseaux.
Aucun insecte, pour boire à ces perles d’eau.
Il est tôt.

Rez-de-rêve

Sous mon dos, votre
Liège, être entre vos bras de
Bois qui me protègent.