ce que vos yeux vairons

Catégorie: Fraternité

La nuit, la pluie

Allumer la lumière à midi

Dans quel cambouis
Plonger tes mains,
Laisse les oiseaux à poésie du ciel,
Ils vont bien,
Ceux qui ne volent pas
Ont le besoin de toi,
Ils sont les cormorans englués,
Nimm eine Mop,
Éloigne les oiseaux de proie

Die Grenze

Enveloppés
Dans le papier,
Du charbon incandescent,
Des rochers,
Détourner les rivières,
Assécher l’eau,
L’ordre au torrent,
De couler de ce côté-ci
De la frontière,
Des pages bibliques,
Moïse, à pieds secs,
Des enfants, pour vider
La mer, avec
Leurs petits seaux

Dans la chambre des petits

Des fleurs de pommier
Brodées sur le tipi. Pow
Wow sous le boutis

Die Wolke

Comté, penthière sans
Limite, limes, passoire à
Nuage, nous, ses gens

Freitag

Un poisson à la
Robe Isabelle dans le
Carrelet, passe à

Travers les mailles
Du filet. Le pêcheur l’a
Élargie. Bonheur

L’irruption

Je lève la poussière sur les étagères de
La bibliothèque, chamboultou, quelque chose tombe
Ne dis pas le contraire, tu l’avais espéré
Je ne le nie pas. Forcer la main au destin
Quelque chose est un livre, le titre importe peu,
Ce qui compte, ou bien, conte, c’est sa voix d’outre-tombe
Les annotations si fines, micron de crayon, on
Les dirait écrites au cheveu, cheveu blond
D’Agnès, tombée du ciel de la bibliothèque
Je lis avidemment entre les lignes, le cours
De ta belle écriture, le passé pousse, tout neuf,
Des lettres enroulées, comme du liseron, sur
Une grille, une charmille du printemps.
Je repose le quelque chose sur le rayonnage,
Le penche sur la tranche, afin qu’il tombe bien,
Au prochain jour de ménage

Son coeur, poésie

Nous fûmes six anneaux,
Olympie du Nord, une fleur,
À l’intersection,

La Truite, de Schubert

Maintenant que le jour approche, je reprends l’entraînement.
Mon épiderme se fait cerne, je réapprends le froid, le torrent qui cisaille les jarrets, et le rire de Sieghart, Falstaff, qui roule, tonnerre, sur le toit des bois.
Le long des joues, la ponce des larmes, la glace. La joie

L.E.M., module 6 for sun

Le soleil fait la
Chaise longue sur ma peau,
Son heure, chilienne.

Autour de l’étang, segment 27

L’heure, paresseuse.
Un pêcheur somnole, à l’ombre blanche du calicot de son parasol.
L’étang lui appartient, je ne suis qu’un promeneur.