Sans gravité
Vol en parabole,
Jonas en sa baleine de
Fer, léger comme l’air.
Vol en parabole,
Jonas en sa baleine de
Fer, léger comme l’air.
Fuir vers ses arrières,
La barrière du temps baissée,
Un garde-frontière.
Un trait sinueux,
Une ligne qui va en rond,
S’écarter des droites.
N’est que chimie, trop
De ceci, déséquilibre
Et trou d’acide.
Le soleil est bleu
Ce matin, puisque
Le ciel est heureux,
Je sifflote,
La scie du moment,
Entêtante,
Et légère.
La journée sera
Belle sûrement.
Où pousser mon radeau,
Je cherche des rivages nocturnes,
Aux ombres immobiles et seules,
Abat-jour silencieux de la lune,
Je suis l’invité des roseaux et de la dune,
Et du chant des oiseaux.
L’écot du passé,
L’impôt aux regrets, aux
Virages manqués.
Quel air nourrit la
Bougie aux fers sous une cloche ?
Malgré le verre, luire.
Quand d’un mouvement,
Je me retourne sur mes vingt
Ans, le temps s’effile.
Robinson, sur son île,
Tourne en rond,
Rate les sorties
D’autoroute
Avec une conscience
Métronomique.
Hèle les cargos,
Les jonques,
Les caïques,
Mais le cabotage
N’est pas de mise
Sous les Tropiques.
« Nous voilà repartis pour deux ans de vacances, mon bon Vendredi »
« Tout cela est bien triste » fit sentencieux, son philosophe compagnon.
« Ne crache pas dans la soupe, tu as le doigt dans le pot de confiture. »