Helix, vais Céhi
Culottées, les trois vierges.
Culottées, les trois vierges.
Emile
A Wilno,
Un pont
De mots,
Jetés
D’outre-tombe,
Par l’airain
De l’amour
De Mina.
Marée montante
Du soleil, merveille de son
Eau. Vol paisible.
Avec vous, sans vous,
Incertaine trinité
Pour seul Panthéon.
Sa nef, le ciel, sa traîne, la gaze d’un cirrus, et le petit matin qui ceint son front.
Elle redoutait la nuit et sa traversée dangereuse. Alors elle se calfreutrait contre la peine et restait immobile. Les fantômes la frôlaient sans la voir. L’aube était longue à venir. Les heures étiraient leurs bras jusqu’en enfer.
Elle manquait d’air, l’air lui manquait. Elle eut peur soudain de ne pouvoir plus s’arracher du sol et se vit rampante. Sa geôle était là, à ciel ouvert. René et Max. L’opposition des pôles. Elle suffoquait à mesure que ses silences le disputaient à la pitié. Il était malhabile avec le chagrin. Irène était forte. Un compagnon d’armes indéfectible, une onde claire. Il ne sut pas composer avec les détours que prit le lent effondrement d’Hédda.
Ici le ciel était sale. Il appuyait sa poigne sur les nuques, affaissait les épaules. Ici les gens avaient perdu l’horizon, leurs yeux râtissaient une poudreuse noire comme charbon. Un cercueil de plomb. Elle chercha les nuages, mais ne vit rien.
Son dos, un granite terrassé, qui avait été si longtemps son havre. Elle ne garda de lui que cette image. Son plus lourd que l’air entravé. Elle prit la route de Saulcy.
Le vent et les pierres.
Le hangar gronda sous les coups de boutoir. Elle sut. Elle sut Max et sa rage. Le bélier de sa tête sur le vantail verrouillé.
Alors elle se souvint de sa première leçon de voltige et décomposa lentement le mouvement.
« Affronte l’adversaire de face. Toujours. Mais surprends le »
Elle fit lentement rouler la porte sur son rail.
Leur histoire entra en son hiver.