I’m dreaming of home
Au fond de sa poche, les perles tièdes sous ses doigts gercés. Le collier d’une courte trêve. Elle le posa sur l’établi sale. L’huile de vidange commença lentement à carier les grains de nacre.
Au fond de sa poche, les perles tièdes sous ses doigts gercés. Le collier d’une courte trêve. Elle le posa sur l’établi sale. L’huile de vidange commença lentement à carier les grains de nacre.
Le hangar se referma sur elle comme comme la porte d’un tombeau que l’on scelle. Elle attendit le silence et le froid. Que les sueurs se dissipent. Qu’il ne soit plus là. Alors elle huma, les huiles, le métal encore chaud, les chiffons graisseux. Elle s’étourdit comme d’autres s’enivrent de Jicky. Elle était chez elle, elle le savait. Mais elle avança comme une voleuse. Elle profanait. S’il le savait… Elle marcha doucement comme une garde-malade entre les carlingues au repos. Au fond de l’atelier, elle vit le Morane à la lutte sur la même ligne que son Stampe. Deux carcasses silencieuses. Ebréchées. Une aile de sa libellule pendouillait un peu.
J’ai,
Je crois,
Un jour,
Tenu
Entre
Mes doigts,
Vibrant,
Le fil
D’un
Conte,
Il était
Une fois,
Qui,
S’agrégea
D’effroi,
Aux sables
Sages
D’un autre
Rivage,
S’éfilochant
Sur les arêtes
Des nuages
De mes
Hauts-fonds.
Le lent mascaret de l’aube dont la traîne dépose son mince apprêt ivoire sur le noir des joues de la nuit.
Le hangar stridulait, mais nul ne semblait en prendre conscience, pas même Max, penché comme un légiste sur un carburateur éventré. Elle peina à contenir ses élytres quand elle posa une main furtive sur l’aile à l’entoilage du Caudron.
J’ai purgé
Ma peine,
Comme on
Saigne
Une bile
Noire.
Vous avez
Oté
Mes fers
Et réparé
Mes ailes.
Cap
A l’ouest.
Soleil
Couchant.
Assez
D’être
Encagé.
Eole
Embastillé
S’est
Affranchi
De son
Ecole.
Libre
Comme
L’air.
Vole au vent, petit
Cerf, romps ton amarre, et lance
Ton brame aux nuages.
Les nuages, à la
Dérive paresseusement,
Des cieux la banquise.
Galets, nuages, je
Lis en vous pays sages et
Visages bien aimés.