La personne
Elle est derrière la porte
Par le judas, son image projetée, à mille pas de moi
Elle me parvient, lumière d’une étoile morte
Elle est derrière la porte
Par le judas, son image projetée, à mille pas de moi
Elle me parvient, lumière d’une étoile morte
Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés
La planisphère, où
De grandes vagues d’ombre
Simulent la nuit,
Le jour, ses replis,
L’oiseau, sur la mer, passe
D’hier à aujourd’hui
Je n’avance qu’à couvert
Il me faut des haies, des jubés, des halliers, de la lisière à épines, dense
Vous regarder par l’entrelacs de mon judas de branches, silhouette découpée, le contre-jour, et le soleil
Ma stricte observance
La poire, disparue
La moniliose se mue en
Anneaux de Saturne
Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide
Un oiseau tombe. Qui,
Pour le croire, quand il disait
Avoir le vertige
Je l’ai attendue,
Bête. Un chien, qui guette son
Humain, disparu
La main qui nourrit
N’apprend pas à l’oiseau à
Voler, la main
Attend de l’oiseau
Qu’elle lui apprenne à voler
Elle le lui pépie
Carré couleur sel
La maison, carré couleur
Bleu ciel, le ciel