ce que vos yeux vairons

Catégorie: Guynemer

La personne

Elle est derrière la porte
Par le judas, son image projetée, à mille pas de moi
Elle me parvient, lumière d’une étoile morte

Le rouge aux joues

Absinthe, l’herbier,
Le ciel pâle se teinte, cresson
Des roseaux givrés

Free flow

La planisphère, où
De grandes vagues d’ombre
Simulent la nuit,

Le jour, ses replis,
L’oiseau, sur la mer, passe
D’hier à aujourd’hui

Ombres, depuis le temps

Je n’avance qu’à couvert
Il me faut des haies, des jubés, des halliers, de la lisière à épines, dense
Vous regarder par l’entrelacs de mon judas de branches, silhouette découpée, le contre-jour, et le soleil
Ma stricte observance

Transfert

La poire, disparue
La moniliose se mue en
Anneaux de Saturne

Sillage

Le vent pousse son
Champ de nuages, houlette
Venue de l’Est, froide

Anomalie

Un oiseau tombe. Qui,
Pour le croire, quand il disait
Avoir le vertige

La voix, Hachikô

Je l’ai attendue,
Bête. Un chien, qui guette son
Humain, disparu

Temps de la conjugaison

La main qui nourrit
N’apprend pas à l’oiseau à
Voler, la main
Attend de l’oiseau
Qu’elle lui apprenne à voler
Elle le lui pépie

Nicolas de Staël

Carré couleur sel
La maison, carré couleur
Bleu ciel, le ciel