« Depuis la lucarne », la dame-chardon

Le saule, et la longue résille de sa voilette, je cille, soleil naissant.

Trouver.
De la pierre sèche.
Une haie, de la ronce, et ses épines.
Pourvu que cela soit un mur.
Petits moellons roses de l’aubépine, des lauzes, feuilletage noir de l’ardoise.
Un mur.
Et son ciment, petits rouleaux de papier glissés là, à la jointure, entre deux pierres, piqués à la boutonnière, sur le plastron du buisson.
La haie, le mur.
Ni lamento, ni déploration, une étagère.
Aux interstices de la pierre, à la pointe des fleurs, des petits mots qui murmurent.
Qu’y aurait-il de votre visage sous mes doigts, si je le voyais.
Des yeux gris, l’estuaire de vos lèvres, peut-être des rides, rien que je ne connaisse, de vous, mon esquisse, à mots distraits, le passé est oublieux.
Déshabiller une mandarine.
S’appliquer.
L’éplucher sans briser le long tortillon de zeste, et son capiton, blanc comme une pelure d’hermine.
Déposer le ressort de peau à côté du fruit.
Compter les pépins qui carient certains quartiers.
S’il y en a six, ou peut-être sept, je mangerai la mandarine.
Je fais le tour du fruit.
Il y en a moins, quatre, ou cinq.
Mais si je l’ouvre, peut-être en trouverai-je d’autres.
Manger la mandarine.
Pour vérifier.
Le temps du muet.
Vos terres, Max.
Le ciel, ce matin.
Longues lianes de kelp, une mer, et
Ses nuages qui vaguent.
Au chevet du lit, le chevet. Le tiroir est entrouvert sur un mouchoir, qui ne rend maintenant que l’odeur du bois. Mais il suffit de peu, plonger son visage parmi ses carreaux, pour sentir, retirée dans un coin, la trace de votre parfum.
Trouver une maison
Qui n’ait Dieu que pour le ciel,
Ivoire, un ciboire.