ce que vos yeux vairons

Catégorie: haïku à mémoire de forme

À fleur

La tombe-leurre, noire
De pleurs, et l’autre. Plongée
En l’invisible
De ton coeur, demeure
Des années d’Agnès sèches
Son emplacement,
Sous les sables des steppes. Celle
De Gengis Khan

Agnès, février 1990

Un laque blanc, neige

Blanc transparent blanc
Blanc blanc blanc, l’air est une couche
D’apprêt. Disparaît

Ni duplication
Ni duplicité
Obstétrique, il a sué
Tout l’art de la transmission,
Et nous la becquée
Un maître, enchanteur
Petite élève petite, sur mon carnet de notes
Impossible de la maquiller comme une voiture volée, l’empreinte digitale

En souvenir lumineux, Christian-Jacques Demollière

Jpeg

Auberge de jeunesse, Florence

Ingrédients : le parc,
Le château, le réfectoire
Of course, Dire Straits

De loin, un damier
Rouge et blanc, tapis de coupes,
Fraises au sabayon

Le voyage en GS

Ne me relève
Pas, je veux tomber encore
Le coeur rebondit
Sur les dos-d’âne,
Comme lorsqu’on était petit
Cri, l’apesanteur

Le chant de la Sibylle

Dernier nénuphar
De l’été, l’or, et l’or blanc,
Givre, sur l’étang

Myosotis d’hiver

Marée montante
Des fleurs sur les pierres, laisse
De mer, chrysanthèmes

Free flow

La planisphère, où
De grandes vagues d’ombre
Simulent la nuit,

Le jour, ses replis,
L’oiseau, sur la mer, passe
D’hier à aujourd’hui

Voyage en train

Du paysage, l’un
S’éloigne, l’autre se rapproche
Oiseau bicéphale

Un baptistère

Par l’oculus, la
Pluie, le cénote se remplit,
Comme, à ciel ouvert

Excepté

S’il ne calcine rien, ce soleil poussé sous serre, que faire de lui