ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku boiteux

Free flow

La planisphère, où
De grandes vagues d’ombre
Simulent la nuit,

Le jour, ses replis,
L’oiseau, sur la mer, passe
D’hier à aujourd’hui

Être quiet, amour blet

La pendule ne bat
Pas la chamade, mon coeur règle
Son pas sur le sien

Le corbeau est rossignol qui a du coffre

Le corbeau est un
Rossignol mal soigné. Donne
Lui un bonbon au miel

L’attraction

Il n’y a plus de
Gravité. Un meurtrier
Lévite avec un sage

L’oiseau boit

Goutte d’eau roulant
De la tige au coton, le bec
La crève, avide

Pattes de mouche d’oiseau

Ceci est du sable
Je le ratisse. L’oiseau, qui
Sautille, cunéiforme

Matin, nu

Lambeau de mémoire,
Perdue. Poème, qui à la
Nuit n’a pas survécu

Un filet d’eau

Un marbre s’ébroue,
L’esse d’un cou, du bec du cygne,
Comme d’une aiguière,

Une mosaïque

Du pied, desceller
Une pierre du sentier. Dans le
Fossé, qui se pave

Débile

Vue sur chat, et jardin

Qu’espère-t-il de sa
Chasse, le chat claudiquant, une
Souris, en ombre