ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku boiteux

Pétrifiées

Film arrêté de
La fontaine. À son bec, un
Collier de perles,

Le ciel

Un rectangle bleu.
La vitre est une chaussure trop
Petite, où se presse

Sur les mathématiques

Deux droites, parallèles,
Le restent. Sauf si un levier
Poétique pèse

Nous, nous connaissant

Nous ne sommes pas seuls
Dans l’univers. On nous laisse
Seuls. Qui voudrait de

Gondwana

Le si beau passé
Simple, qui, seul, pour dire, « Nous
Fûmes », mon coeur se serre

« La leçon de piano »

Solaire, funéraire,
La longue barque sur la
Plage de fin des mondes

Glissant, son ancre,
Touches noires, mélancolie, blanches,
La corde elles délient.

« N’aie pas peur »

L’arboriculteur
A dit « Plonge-toi au coeur
De l’arbre, et taille,

Vois, là, l’arcure, le point
Exact, une croix, trouve
Sa carte au trésor »

De contrebande

Je te dresserai
Comme un chien, coeur, marque quand
Il s’agit d’amour

Rosette, tête de linotte

Les petits poinçons,
Tridents cunéiformes,
Pattes des oiseaux

Dans la glaise du
Jardin, qu’y lire, ordonner
Le chaos, pierre de

Die Brücke

À coeur ouvert, sur
Les berges de la plaie, les
Écarteurs d’acier