ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku boiteux

Zwischen

Gibbeuses, la lune,
La marâtre, l’une n’est pas
Le reflet de l’autre

De la brume

Le jour dit « Cuivre »,
Son eau-forte sur l’étang,
Le départ des oies,

Annonciation du
Froid, sur du soleil qui fane,
Écumer le lait

Wunder, oder n

Netsuke dans ma
Poche, un dragon couché dans
Un bivalve, je

Caresse le bout
D’os, il gronde. Mais pinceau,
Sa calligraphie

Moins bête que je ne le suis

Juste un cheveu

Courtisane. Rase
La tête de tes poèmes,
De peigne, à peine

Printemps

Papier-pain, brisures
De marron, flonflon de la
Neige, manège du

Jamais

Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à

Aussi

Répéter le tour
De magie, le lapin a
Vieilli, son sortilège

Les yeux de Céline Sallette

Ceux douloureux d’une
Crucifixion, Dieu selon
Cimabue. Les yeux.

La noce, l’ennui

L’intaille, le camée de
Mie bise, boulettes de pain, sises,
Grises, sous la serviette.

Quoi d’autre, qui nous sépare

Entre le ciel et
Là, à peine la membrane
D’un volet. Une peau.