Sieste
Ivre de nectar,
Un bourdon couche sa rayure
Dans les draps d’un pré.
Ivre de nectar,
Un bourdon couche sa rayure
Dans les draps d’un pré.
Au matin, un lys
A sa toilette défroisse la
Soie de ses pétales.
Transmutation des
Métaux, passer des mots aux
Actes, pacte avec soi.
Une petite âme si
Joliment chantée, sur un
Air doux et léger.
La Bastille de
L’hiver cède au museau vert
Du premier bourgeon.
Dépiautée comme un
Ecorché, ma Chappée peine,
Et salon-glaçon.
Commandeur, veuillez
Me hanter si mercredi
Je change d’avis.
Sur ta coupée de
Craie, Bix au bugle, la nuit
Répand son ruban.
Comme ces cartes postales
A effet, j’incline ma vie,
Un tour de passe-passe.
Quand sourd de la peine,
De la haine, la trogne hideuse
De la cruauté.