ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku

La foi du charbonnier

Saute du bûcher,

Petite Jeanne, ton fagot

Rougeoie sous tes pieds.

N’importe qui, vous

Ne l’êtes pas, droit comme un roc,

Solide comme un I.

Les fers

Je suis le garde

De ma chiourme, le temps de la

Grâce est arrivé.

Freins à main

Manteau trop petit
De la mélancolie, ses
Coutures ont craqué.

Contorsions de l’âme
Font plus souvent grands blessés
Que gracieux gymnastes.

La mise à part a
Donné des contours flous au
Singulier portrait.

Etre la somme de
Soustractions, comprendre enfin
Le cheminement.

Point final

Cercles concentriques,

Atours de ton pôle, ses yeux

Bleus, magnétiques.

Déroute

L’écot du passé,

L’impôt aux regrets, aux

Virages manqués.

L’arbre

Pampilles vertes

Des bourgeons qui tremblent sur

Les branches du lustre.

L’enchanteresse

Sa voix ensemence

Le terreau d’où s’élancent

Les lianes de ces lignes.

Terre neuve

Le glas sonne la fin

Du vieil hiver, le tocsin

Les feux du printemps.

Agnès

Violette a poussé

Sur ton charnier, le destin

A eu un regret.