La foi du charbonnier
Saute du bûcher,
Petite Jeanne, ton fagot
Rougeoie sous tes pieds.
Saute du bûcher,
Petite Jeanne, ton fagot
Rougeoie sous tes pieds.
N’importe qui, vous
Ne l’êtes pas, droit comme un roc,
Solide comme un I.
Je suis le garde
De ma chiourme, le temps de la
Grâce est arrivé.
Manteau trop petit
De la mélancolie, ses
Coutures ont craqué.
Contorsions de l’âme
Font plus souvent grands blessés
Que gracieux gymnastes.
La mise à part a
Donné des contours flous au
Singulier portrait.
Etre la somme de
Soustractions, comprendre enfin
Le cheminement.
Cercles concentriques,
Atours de ton pôle, ses yeux
Bleus, magnétiques.
L’écot du passé,
L’impôt aux regrets, aux
Virages manqués.
Pampilles vertes
Des bourgeons qui tremblent sur
Les branches du lustre.
Sa voix ensemence
Le terreau d’où s’élancent
Les lianes de ces lignes.
Le glas sonne la fin
Du vieil hiver, le tocsin
Les feux du printemps.
Violette a poussé
Sur ton charnier, le destin
A eu un regret.