Rocking chair
Le temps s’égrène au
Au grincement régulier du
Fauteuil qui oscille.
Le temps s’égrène au
Au grincement régulier du
Fauteuil qui oscille.
Les petites dames,
A l’abri de leur calice,
S’en vont chuchotant.
Scruter la nappe
Blanche du ciel, guetter les ocres,
Les oranges, l’été.
Un arbre enchâssé
Dans sa nasse de glace, à la
Criée de janvier.
Dormir, écrire et
Sortir son âme du noir de
La tourbe des jours.
Morsure de l’hiver,
Brûlure de l’été, il faut
Choisir ses blessures.
Quel air nourrit la
Bougie aux fers sous une cloche ?
Malgré le verre, luire.
Au silence, donner
Voix, et la gesticulation
Se tait, pose du temps.
Un étendard, une
Bannière qui flotte au vent sur
Mes champs de bataille.
Le jour se lève, sa
Peau de chagrin ulcère le bleu
Du ciel, la neige fond.