ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku

L’anneau de Möbius

Irréversible,

Il cercle le fût si lisse

D’un doigt assagi.

Cité interdite

Un lourd drap de soie

Cèle en son sein le poing en

Sang d’un pied bandé.

Palissy

Son visage s’ombre

Des rouges violents du brasier,

Son buisson ardent.

Les forceps

Car CaÏn-Carrare,

Se faire la belle, Camille,

Et vagit la pierre.

Camille

Passées à l’épreuve

Du marbre, ses mains orantes,

Nées pierre et faites chair.

Le sismotgraphe

Régler son capteur

Sur le grain le plus fin du

Papier, lire ses courbes.

Tribute to Orville and Wilbur

Le triplan

Si lourd, cahotant,

S’arracha enfin du sol

Et vira sur l’aile.

Décollage au treuil

C’est fait, Max, arrête,

Donne lui ses ailes, haut la main

Droite, un mec, Garance.

The sound of silence

Stratus bar, j’attends

Le Robin et son amarre

Larguer le filin.

Le bob

Lunettes, fil de laine,

Capeline, va me virer,

Tu te crois où, hein ?

Davaï

Tomsk claque comme un coup

De knout qui lacère les chairs

Noires de la Taïga.

Old faithful

S’asseoir, attendre

La résurgence des mots,

Eux dans l’eau s’écoulent.

A. Deller

A la première note,

Son timbre si singulier,

Son sceau-cylindre.