Carnet de bal
Esquisse d’un pas de
Pavane, lyre d’un vers à lire
En ces heures persanes.
Esquisse d’un pas de
Pavane, lyre d’un vers à lire
En ces heures persanes.
Ma mémoire errante
Comme chat huant divague,
Entre chien et loup.
L’hiver, son rasoir
Qui saigne les joues, les doigts,
Barbier roide de froid.
Le rouge-gorge
En vareuse garance,
Un petit piou-piou picore
Biscuits, pain de guerre.
« Sous les toits de Paris… »
Un petit moineau,
Aile ébréchée, un Poulbot,
Sifflote crânement.
Quand le barrage rompt,
Ses eaux charrient boues et os,
Las, se pacifient.
Jarrets lacérés
Par le Fromveur, seule et une,
Courage de la pierre.
Ville-vieille fille
Vile vieille fille,
Sur le banc des esseulées,
Des guides répudiée.
Moiteur qui fige
Les corps et les fond en une
Cire suintante.
Sous le dais ombreux
Du platane, plomb du soleil
Et chapeau de paille
Crasse en tatouage,
Flétrissure de la misère,
Ses yeux, sans regard.