ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku

Chanson

Ay linda’ miga,

Scie si triste qui en son coeur

Va s’insinuant.

Absolue

Une cornue, posée

Sur son athanor, distille

Son arôme musqué.

Les tourterelles d’Aanjar

Etendard blanc, gris,

Algue d’ailes se mouvant,

Bruissement du ciel.

Von Ebrennac

Mauser muet. Tot.

Au bout des doigts, Bach, o Gott .

Douleur du silence.

Paris, 23 février 1943

Mathilde. Ses yeux

Soudain béants. Le vide.

Elle sait. Elle se plie.

Netsuke

Le dragon repose

Entre les mâchoires ivoire

De la coque qui bée.

Bist du bei mir

Ou l’enchantement.

Et la douceur du silence.

Göttingen, matin.

Peupleraie

Basse continue

Hypnotique, et le doudouk

Si mélancolique.

Oies sauvages

Elles se rassemblent.

Le glas a sonné, l’été

Se fond à l’automne.

Accordé

Vibration très douce,

Résonance de la corde,

Grâce de l’instant.