Chanson
Ay linda’ miga,
Scie si triste qui en son coeur
Va s’insinuant.
Ay linda’ miga,
Scie si triste qui en son coeur
Va s’insinuant.
Une cornue, posée
Sur son athanor, distille
Son arôme musqué.
Etendard blanc, gris,
Algue d’ailes se mouvant,
Bruissement du ciel.
Mauser muet. Tot.
Au bout des doigts, Bach, o Gott .
Douleur du silence.
Mathilde. Ses yeux
Soudain béants. Le vide.
Elle sait. Elle se plie.
Le dragon repose
Entre les mâchoires ivoire
De la coque qui bée.
Ou l’enchantement.
Et la douceur du silence.
Göttingen, matin.
Basse continue
Hypnotique, et le doudouk
Si mélancolique.
Elles se rassemblent.
Le glas a sonné, l’été
Se fond à l’automne.
Vibration très douce,
Résonance de la corde,
Grâce de l’instant.