ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku

Piano forte

Conjugaison du

Présent à l’imparfait de

Ses sombres passions.

« Le cri » Edvard Munch

Tempes érodées

Par la migraine qui plante son

Soc en  dard ardent.

Caran d’Ache

Au taille-crayon les

Passer, leur épargner le

Fil noir de la hache.

Votre main

L’écarquillement

De vos doigts qui se déploient

Comme un parapluie.

Le renoncement

Ne pas se battre,

Mais se rabattre, élire

Un roi si docile.

In petto

Je scande aux nuages,

Aux silencieux si sages, mes

Dires de passage.

Réglage de l’empennage

Le dernier de la

Portée est sur le tarmac,

Cap à l’ouest. Bon vol !

Foehn

Temps des corps las qui

Comme voiles carguées s’affalent

Au creux des sofas.

Carmin

Carroyage des peaux

Imprudentes qui s’immolent au

Soleil de midi.

Derrière les persiennes

Touffeur agaçant

Les corps en quête du baume

Souverain de l’eau.