ce que vos yeux vairons

Catégorie: haiku

Jardin au matin

Café qui fume et

Tourterelle à son pupitre,

Air léger, yeux clos.

Journal

Le doux souffle du

Lecteur effleurant un mot

Qui éclot, surpris.

Lire

Réveiller un mot

Engourdi, donner vie à

Celui qui écrit.

L’ondée

L’air lourd imprégné

De l’odeur chauffée des pierres

Au feu de l’orage.

Le maquettiste

Réduit à réduire

Le réel à une autre

Dimension. La sienne.

Joug en joue

Et si devenir

Soi ne constituait pas

Seule folie qui vaille ?

Votre sourire

Il aura suffi

D’une fissure dans les hauts murs

De ma forteresse.

Conversion

Etre sec à ne

Rien donner, se croire riche,

Le dire, tout perdre.

Noir nuit

Vassal fidèle de

Mes fantômes, mon tourmenteur

Très particulier.

Portfolio

Procession de la

Glycine qui enrubanne le

Grès de l’imposte.