ce que vos yeux vairons

Catégorie: Hans

Tous ces cierges brûlants et gras dans l’église de Kaunas, leurs fumées, vers le jubé.
Des fûts, des troncs de pierre ont poussé leurs frondaisons jusque sous la voûte.
Sur leurs aubiers, un Christ en mandorle, un chemin d’épines, une couronne de roi, aux pieds de ces arbres de marbre, un orant.
Ce qu’il psalmodie tout bas, et que je n’entends pas.

Leçon d’écriture

Une portée, des lignes bleues, le vieux cahier, les premiers mots, ceux d’il y a très longtemps, il y a prescription, je peux dire maintenant autrefois; a, des a, toute une famille de ronds maladroits, et la main de Maman, douce sur mon poignet qui apprenait, qui ne savait pas.

Berger

Moussues, s’appuyant
Au pied du grand arbre, les
Pierres couchées, et leur

Chandelier

Mes chères ombres, vos
Lueurs, quand vous brillez,  je
Me penche sur votre

Jamais

Vous dire. Sortir de
L’ombre, vos ombres, avant qu’elles
Ne s’estompent à

SAS de décompression

Regarder filer

Le train, les bulles, l’été est

Là, débarquement.

Stehend

Un autre s’en va,

Prendre ses os en attelle,

Et se tenir droit.

Atmen

Lourd, le pas du chant
S’enfonçant, lent, dans le creux
Maigre d’une poitrine
.

L’espoir

Il y eut presqu’ en

Été un atlante long et

Maigre pour porter

 

« Les chants de l’aube »

Le silence qui se

Contient jusqu’ à la fissure,

Longue lave des cris.