Harfang
Sur le bord du chemin,
Ballant dans le vent,
Un carton gris et blanc.
Un carton de plumes,
Une aile, un gréement
Que soulève la brise.
L’oiseau, lui
Ne peut plus.
Sur le bord du chemin,
Ballant dans le vent,
Un carton gris et blanc.
Un carton de plumes,
Une aile, un gréement
Que soulève la brise.
L’oiseau, lui
Ne peut plus.
J’entends les oiseaux
De terre, sans le bruit des vagues
Sans leur grondement.
Verne, Vierne, Nemo et
Tuyau en point d’orgue pour une
Fugue sous les mers.
Le monde avait ses rebords, son seuil, une antichambre.
Hedda s’y tenait.
A une porte des autres.
Elle leur parlait.
Elle n’attendait pas d’eux qu’ils lui répondent.
Il ne tenait qu’à elle de pousser la poignée.
Mais elle préférait s’adresser à eux, seule à seule.
Ainsi était-elle pleinement elle.
Elle n’était jamais aussi présente aux autres que dans ces conciliabules.
Avec ses souvenirs des vivants.
Les écouter lui parler.
Leurs réponses de pluie et de vent.
Et Max.
Son soleil en rage.
Sa bouche d’orage et de tonnerre.
Ses mots en fracas.
Et le soleil.
Donner frileux
Son coeur
A en mourir
Et se surprendre
Heureux
De vivre,
Plus plein
Encore
De ce don
On avait craint
Effrayé
De manquer.
La nuit il me pousse
Un lait lourd et noir comme un
Sang au bout des doigts.
Des grains de nuage
Qui bossellent le ciel
Comme un papier de riz.
La coupe était pleine,
Elle était vide maintenant.
Les lampions. Eteints.
Un parachute s’est
Détaché du pissenlit,
Il va s’aissaimer.
Ecriture