ce que vos yeux vairons

Catégorie: île

Extérieur nuit

Hedda se laissait observer par les étoiles.
« Je suis un point pour vous aussi, une poussière qui ne danse pas sous la lune ».
La camisole des nuages étouffa ses dernières paroles avant sa quête du sommeil.
Max lui manquait, et l’aube reculait.

Red quest

Haut au dessus
De la mer,
Les larges dalles
Du surplomb,
Un balcon.
Un tampon
D’éther,
Narcose
Légère,
La toile
D’un mouchoir,
Pliée,
Carré
Qui retient
Encore
Presque morts
Les contours
D’un amour
Au vent
Séchant.

Dérivation

Le continent, celle île dont je me défends, aller au désert de ma terre, un radeau m’attend.

Pour seul estran

Ici, sans la consolation de la mer, sans le chant de berce des vagues, sans l’horizon et noir, et bleu et vert, seule s’étend une algue de glaise, lourde à se mouvoir sous le vent.

Rebords

Où pousser mon radeau,

Je cherche des rivages nocturnes,

Aux ombres immobiles et seules,

Abat-jour silencieux de la lune,

Je suis l’invité des roseaux et de la dune,

Et du chant des oiseaux.

Comptine bréhatine

Ci-devant

Bréhat,

Là où

Les noyers

Sont

Des  arbres

A noix,

Chassait

Naguère,

Un vieux

Grognard,

Matou

Matois,

Moustaches

De guingois,

Et un oeil

De travers,

Pelisse

Mitée

Comme

Vilaine

Peau

De lapin,

Patelin

Et un tant

Soit peu

Sournois,

Et que

La vieille

Garde

De ses congénères

Appelait

Communément

Colonel

Chavert.