L’écrin
Parure vert-mercure
Du cognassier, argent de
Sa ramure au vent.
Parure vert-mercure
Du cognassier, argent de
Sa ramure au vent.
J’ai vu hier,
Au creux
Du vieux cimetière,
Timidement accotées
Au flanc maigre
D’une stèle effondrée,
Deux petites ruches,
Discrètes, silencieuses.
Dernières orantes
A honorer,
Du bourdonnement
Sourd de leurs prières,
Les âmes oubliées,
A l’ombre du jubé
Du haut marronnier.
Infusion jaune-vert
D’un printemps qui s’ébroue et
Vêt d’or les collines.
Hier, infertile
Terreau, friche des souvenirs,
Et pourtant, une pousse.