ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

Jet d’eau

Dans l’angle sombre
Du roman où s’assemblent
Murènes, fils de verre,
Les cheveux d’ange,
Mitochondries en tache de
Vin, une envie de
Couleur lie, poésie

Poésie ?

Un art roman ?
Le roman, résurgence
Du gothique ? Rose
Centifoliée, long
Trait ornementé, loin du
Calice simple
D’une fleur stylisée ?

Aux pieds du Quittenbaum

Dans l’herbe, une jonchée
Blanc-rosé, le vent lui a
Coupé les ongles,
Des coquilles vides
D’oeuf, des fleurs abandonnées
Ne donneront rien,
Des dragées jetées,
Creuses, infortune cookies, sans
L’ombre d’une amande

Pommeau : enrouler un nuage, façonner une coquille d’escargot

Le bâton, tige
De rosier épépinée,
La marche, légère

Au cirque Circle

Le tresseur de
Baudruche, bassets et autruches,
Ploc ! Les enfants rient
Aux éclats

Manteau

Au bec de la chouette
Qui rend une pelote
Tendre un cintre,
Y suspendre, d’une
Souris la pelure, tendre
La peau d’âne sur le
Corps, et sa pelade,
D’un rongeur. Craquer
Une allumette,
Il tend deux pattes vers le
Brasero

Clairière

Un rang de crocus
A fleuri sur la prairie
Sous la neige, robe
De noces, princesse
De Norvège

La becquée

Nourrir l’éphémère
Hirondelle du bout d’un poil
De pinceau, vers d’eau

Dînette

Ça ne tourne pas
Rond dans la sphère, un petit
Ours brun gourmand
Fait son miel des
Flocons de neige, gruau à
La noix de coco
Un casse-noisette qui
Passe par là veut entrer, par
L’odeur alléché.
Sonne à la porte
De la boule de verre

Pêcheur de perle

Il jette un oeil sur le
Fond, et plonge, captivé
Par la nacre