ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

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Tout est arbre

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Tous les arbres

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Chanson

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On n’enferme pas un arbre,
A quoi bon les barbelés,
On n’enferme pas un arbre,
S’il ne veut pas rester,
Tu rouilleras, solitaire,
Si tu n’es que fil de fer,
Tu n’auras rien compris.
L’arbre, rien ne le retient,
Ni ses racines, ni ton acier,
L’arbre est du bois
Dont on fait les oiseaux, et les chats,
S’il te choisit,
Ne bouge pas,
Jubile.
Et sens ta peau.
Tu es déjà écorce.

Floréal, orchidée des prés, et anonymes mauves

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« Tous les matins du monde », un matin du doux mois d’avril

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Autour de l’étang, segment 30

Un bruit de drap mouillé qui claque dans le vent, une odeur de bitume, il n’y a personne.
Un cygne lent qui bat des ailes contre le soleil, une cabane au radoub, le bois passé au goudron.

Autour de l’étang, segment 29

Droit comme un i noir, le cerisier, Pierrot enfariné.

L.E.M., module 7

Les heuchères, feuilles foie
De veau, tiges mikado,
Arc-en-ciel vieux rose.

L.E.M., module 6 for sun

Le soleil fait la
Chaise longue sur ma peau,
Son heure, chilienne.

L.E.M., module 5

Doucement, je deviens Indien.
Le chemin est une paume, dont je déchiffre le mandarin, plus aisément, maintenant.
Du crottin.
L’esquisse, lointaine, d’un cavalier.
Et la bouse finira par fondre, galette sèche et dure, un pain de guerre verdâtre, dont tout un petit monde fera sa manne, de l’oiseau au lombric.
Sur la digue, un laque écarlate, une écrevisse fracassée, tombée du bec d’un oiseau, peut-être.
Et puis là, les poteaux des champs, épais comme des traverses de chemin de fer, rétifiés, avec le temps, le bois, gris de lichen, est un granit écorcé, qui ne garde rien d’autre qu’une herbe haute et grasse, il n’y a plus de bêtes dans le pré.
Les barbelés rouillés, les oiseaux s’en moquent, et leur chant chasse l’écho du meuglement des vaches.

L.E.M., module 3

Le petit bras de l’étang, un peu à l’écart.
Celui que je préfère.
Celui qui pousse sa rive, le liseré de sa roselière jusque sous les racines des arbres.
Qui se couche sous les fenêtres du vieux corps de ferme, isolé comme seules peuvent l’être ces fermes du haut-Jura, un peu plus haut, au sommet du raidillon, le calvaire, un Christ à tous les vents, qui rouille, toujours la même toile d’araignée qui pendouille sur le côté, je redescends, et je m’attends à voir débouler la veuve Couderc.
Mais tout est silencieux, la passion, les passions, celle des oiseaux tumultueux, et de ce petit Golgotha aux champs.