ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

Nuit, fish and chips

Vitelotte passée
Par le fil d’un coupe-frite,
Et poulpe pané

La roue

Es-tu un glacier ?
L’eau de sa lyse au soleil
Éparpillée
Recombinaison
Des formes, tu es, dans le
Tambour, tour à tour,
Inox, linge, savon, et la
Température,
Cinétique de
Manège, échelle des degrés,

Devant le hublot,
Une main pousse un panier.
Osier

Instantané

Poème avec miettes,
La table n’est pas encore
Débarrassée

La nuit tombe

Barre de fer rouge dans
Un baquet d’eau, les Tropiques
Kilo de plomb, quand
Enfant, on croyait
Au kilo de plumes qui
Allait, lentement…

Problème épineux

Partant du principe
Qu’il y a des dragons qui
Mangent des bonbons,
Alors un hérisson…

Demain

Ne s’étonner de
Rien. Devant la maison, de
Tout son long couché,
Un zèbre. Faire
Traverser la rue à pied
Sec au hérisson

Constellation des Poissons

À la huit tombée,
L’ondine rejoint son néon,
Reflet de la voûte
Étoilée

Sur la ligne Maginot aquatique

Herbe qui pousse entre
Les pierres, l’arbre qui soulève
Une dalle de béton
Une vertébrale de
Blockhaus couronnés d’un
Début de buisson,
Des pendaisons de
Crémaillère
Chapelet d’ampoules
Au talon qui crèvent et sèchent
Nouvel an chinois
Les pétards claquent, pétales de
Pelargonium
Rouges, volètent

Fruit déguisé

Pays lacustre
Les rizières verdissent du blé
D’hiver, l’ondine
Au matin, ciseaux
À la main, coupe la longueur
De rameaux de saule
De ses cheveux, sagement,
Elle va au bureau

Sous la pluie

L’eau, et l’orange
Nocturnes, sente de l’ondine
Dans les giroflées