ce que vos yeux vairons

Catégorie: l’air doux d’avril

Le voyage en soute, noch immer wieder

Terracotta im
Jagdzimmer. Buée rousse
De la poule qui glousse
Bris de glace, débris
D’un verre à schnaps, la mouche à
Poil qui marche à pince
Petit massacre,
Petit frichti. L’ogre in
Petto cuisine un
Poulet aux pinces
De mouche,  quand on n’a pas
D’écrevisse, on ne
Fait pas la fine bouche
Ersatz

(À suivre)

Au bas de l’escalier, le ciel

La flaque d’eau se
Tient à carreau, le soleil
Joue à la marelle

Le voyage en soute, c’est sans fin

Fantasmagorie
Allaitée par le jet-lag,
L’ogre barrit de
Dessous la surface
D’un sommeil paradoxal
« Poule ! J’ai fait mouche ! »
(Citation tirée
Par les cheveux, qui ferait
Grincer des dents tout
Bon chasseur sachant chasser
Le pigeon d’argile)

(À suivre)

Le voyage en soute, suite de la suite

L’aéronef
Fait une halte. On a
Tiré sur le signal
D’alarme. On se lève
On a repéré
Par le hublot un nuage,
Paréidolie,
Parodie du tronc parfait
Pour se soulager
(Coca Z, pour zizanie)
On vise en un long
Jet, la mouche sur l’écorce,
Quand se lève la
Brise…
(Oui, elle souffle ici
L’aéronef vole au
Ras des pâquerettes)

(À suivre)

Le voyage en soute, suite

Sa ressemblance
Avec un pélican qui
Aurait avalé
Une baleine
Il serre les dents, mais cela
Ne dure qu’un temps
L’estomac au bord des lèvres
Dilaté, rot en
Pot d’échappement
Trois rangs derrière,
Trois rangs devant, l’atmosphère
Est électrique,
Beaucoup de bruit pour rien

(À suivre)

Le voyage en soute

L’ogre débarqua
À Okinawa, avec
Son monde de malles,
Il faut bien cela
Pour aller au bout du monde
Apprendre à manger
Dans l’avion, comme
Un mantra, récitation,
Définition du
Mot frustration,  lève le
Doigt en parallèle
Hélant l’hôtesse de
L’air, cacahouètes sans sel, et
Verre de Coca Light
Donne un tour de cran
À son pantalon, faisant
Saillir ainsi son
Estomac en Lavallière,
Un goître en jabot

(À suivre)

Le beau temps

Soudain la foudre
Ton bras est un cerf-volant,
Avec à la clef,
La clef de Franklin
B., et ça remue, l’oeuf en
Gelée du biceps,
Doigts en serre d’oiseau
Bouche, pavillon d’un phono,
À  ta senestre,
La crampe te bout de bois, te
Cloue le bras, clac, clac
À l’agrafeuse
De la rage dans un
Ciel bleu, tu te caches d’elle,
Tu es débusqué
Plus vite que l’éclair, coup de
Bélier du tonnerre
Puis, tout s’arrête
Pluie, bras ballant

Coup de pouce. Elle se met en boule comme il se doit. Lui dessiner deux bras

L’aide à la goutte
D’eau, salutation  soleil
Levant. Retourner
Le plan

Mercurochrome

Appuie sur l’écran
Plat. Insiste jusqu’aux burons,
Aux taupinières,
Toutes, minuscules
Maisons, des reliquaires
Où tu as couché,
Squames, ongles rongés au bout
D’un doigt qui suivait
À la trace la strophe
D’une comptine, et de son
Mode d’emploi,
Des traces de toi,
Fragment de persil entre
Deux dents de devant,
Dent de lait coulant dans un
Bol d’Ovomaltine,
Martine-petit-rat,
La broche de Mémé, et sa
Pierre bleue que tu as
Perdues sur ce pont sur l’Ill
Cent fois revenue
Sur tes pas sur tous les ponts,
Méticuleusement
Les yeux en peigne
Fin, et rien,
Pousser les murs de
Cette châsse numérique,
Et tout se gondole,
Les souvenirs en trou noir,
Une DMLA

Lumière

Produit de contraste.
Un rai, l’eau transparente
Transparaît, verre blanc