ce que vos yeux vairons

Catégorie: Les Pommes

Cendrée

Hedda obstinée
Arrivait au bout de sa
Course. Haies renversées.

La mauvaise heure

Quand la nuque se raidit et pousse à la lutte, le temps posé sur la pointe d’un fléau, Hedda en bascule entre le temps du rêve, le refuge de son inclination, et l’horizon qui se jetait en vagues sur le cockpit. S’arracher au songe, et reprendre les commandes. Le temps du dehors, plat et nu. Celui auquel il lui faudrait s’habituer. Sans la saveur de Max.

« Praga magica »

Hedda dérivait. Silencieusement, elle convoqua au chapitre ses souvenirs. Elle ouvrit le mouchoir, elle relut les mots. Il lui manquait la peau, et le doux toucher de sa voix. Elle modelait un golem informe. Elle cessa. Magicienne dépossédée.

Metar au beau fixe

Lorsque Max frappa à la porte de la chambre, Hedda était partie depuis longtemps. Le bureau était net, le mur dépunaisé, plus aucune carte. Il ne chercha pas de lettre, Hedda n’écrivait pas.
Elle avait une nuit d’avance. Loin déjà.
Il prit la voiture et roula vite. On ne sait jamais.

Le tendiant

Donne à qui ne veut
Prendre, son argent à ses
Pieds, tas d’infortune.

« O captain ! My captain ! »

Sous ma peau affleurent
Les marques d’un coup au coeur,
Mes bleus nénuphars.

Poisson pilote

Facétieux quand il
Fait le clown sous le ciel de
La toile de son cirque.