ce que vos yeux vairons

Catégorie: mer

Amarres

Mon ermitage vous

A pour toit, l’enclos de vos

Bras, mon horizon.

Port d’attache

Au plus fort de la

Tempête, j’ai trouvé mieux qu’une

Île, un continent.

Frontières

Longer son limes,

Sa mer intérieure, paix le

Soir sur ses rivages.

Au bois de Cise

La falaise nourrit

Du lait de sa craie les flots

Au soir pâlissant.

Ault

Sur ta coupée de

Craie, Bix au bugle, la nuit

Répand son ruban.

Radio Conquet

Quand un vent cruel

Ereinte tes abers, tu

T’opposes, indocile.

La fosse des Mariannes

Leurs abysses ouvrent

Le glauque de leurs bras au

Nautile que je suis.

Abysses

Cire de la torpeur

Qui fond sur mes épaules, je

Titube sous sa houle.

Vertige

Le sol se dérobe,

Sous mon pied inquiet , la nef

Penche vers le néant.

Flotille de pierre

Les cheminées des maisons

Fument comme bateaux en partance,

Mais les ponts sont vides.