ce que vos yeux vairons

Catégorie: mer

Finistère

Je suis

Une fin

De règne,

Une race

A son

Déclin,

Néandertal

Repoussé

En ses

Derniers

Confins.

La Jument

Jarrets lacérés

Par le Fromveur, seule et une,

Courage de la pierre.

Eaussuaire

Mon ensorcelée

Kitège,

Ma solitaire

Ennoyée,

Ombre grise,

Laisse le

Errer

Et se prendre

A ton piège,

Gardien

De tes feux

Engloutis.

Aléoutiennes

Pas japonais

En cordon

Menant

Aux lichens

Du jardin

Oublié

De l’océan.

Votre tasse

Petit vaisseau de faïence, amarré au marbre du guéridon.

Cuillère en godille, flanquant la coque du bol.

Ciment du sucre, qui s’agrège en quille en son creux.

Lacet du café, posé en sceau sous la semelle de la coupelle.

Nuit

Ressac très léger

Des deux dormeurs,

Houle des draps froissés.

Naufrage

Page, marécage où se sabordent, crochetés par la cédille de leur ancre, les mauvais vaisseaux de mots.

Hortensias

Ecume

Ardoise

Qui vient

Lécher

Les pieds

De granit

De l’austère

Longère.

Fortune de mer

Sur le manteau

De la cheminée

Une brigantine

Embouteillée,

Et le bestiaire,

Eponges,

Etoiles de mer,

Offrandes de mains

Enfantines,

Posées

En récif

Autour

De l’esquif

En carafe.

Novembre, La Baule

Front de mer désert.

Estivants retirés dans les terres.

Un cavalier, solitaire.

Le grondement des vagues retrouvé,

Et la baie débarrassée.

Nue et claire.