Hier
Max étendit le bras. Ses doigts se fermèrent sur un rien d’air froid. Rien ne vint à leur rencontre. Un souvenir transparent, un instant sur le voile tiède de son haleine, comme sur le drap blanc d’un vieux cinéma.
Max étendit le bras. Ses doigts se fermèrent sur un rien d’air froid. Rien ne vint à leur rencontre. Un souvenir transparent, un instant sur le voile tiède de son haleine, comme sur le drap blanc d’un vieux cinéma.
Endimanché d’un
Bourdon chamarré, robe
Légère d’une fidèle.
J’ai lu un jour « tu
Es une planche pourrie »,un bois
Mort qui flotte encore.
Relire les photos,
Yeux clos dont les lèvres des
Paupières se sont tues.
La rumeur s’est assourdie,
On ne distingue plus guère
Sur le tirage jauni
Les cuillères
Raclant des fonds
De bouillon
Et les verres assénés
Comme autant de cachets
Sur le blanc des nappes
Qui se constellent.
La volte des garçons,
Plateau d’argent,
Discoboles chargés
De plats fumants
Est suspendue.
Ils ne serviront plus
L’oeuf mimosa,
Le jarret
Et la mousse au chocolat.
Le temps s’est arrêté
Sur le tirage qui a vieilli.
Le miroir
Est vide,
Je n’y vois
Que moi,
Un désarroi
Qui sonde
Le reflet
Calme
Et sombre
D’un effroi.
L’été engeôlé
Dans les soutes noires de
Décembre s’éteint.
Comme ces cartes postales
A effet, j’incline ma vie,
Un tour de passe-passe.