Clouer, un petit cadre de bois,
Dans un journal, la découpe d’un cerf-volant de papier,
Faire les poches à une porte, s’emparer de la clef,
Vous voilà flanqué, Franklin B., de ce qui se doit,
Attendre, ronger son frein, et ses doigts
L’orage est là, le prendre sous votre houlette
Devenir le berger d’un troupeau de mamma
Je souffle.
La surface de la photeau se trouble.
La photo.
Rosa se ride.
Je souffle, elle grandit, je souffle.
Il ne reste plus de peau sur l’os.
Un lambeau rose, presque.
Il pend comme un vieux rideau, fenêtre d’une orbite, la vitre a volé en éclat.
Tempête dans un verre d’eau.
Ne plus souffler.
Juste une buée tiède, de bouche à joue.
Le sortilège, le haut d’une pommette, qui rougit.
Rosa, pomme d’api.
Le temps, retourné, ruban de Möbius,
La paix, sur le petit papier noir et gris.
Laissez-moi un coin
De racines, où me nouer,
Demain, me lever,
Remontée lente
Du souvenir, ses paliers.
Des bulles, votre voix.
Je la touche. Sous mon doigt, elle se morcèle, et roule. Fracture du mercure.
Feuilletage des
Tourbillons, des rouages. Et
Le temps, dans tout ça.
Au-dessus du lit,
Le plâtre lisse du plafond,
L’homme n’a rien, ni femme,
Ni sommeil, juste un
Plafond blanc, son terrain vague,
La friche où il erre.
Sur mes bras, prêts à
Éclore, des bourgeons de plume,
Cette nuit, je serai
« C’est ce que tu veux ? » demanda René
Hedda hocha la tête.
« Alors il faudra que tu t’entraînes à le faire décoller, chargé jusqu’à la gueule »
« On commencera avec des sacs de ciment, des sacs de ciment Hedda, après, on verra, tu m’entends ? »
Hedda ne dit rien.
« Viens demain. Max ne sera pas là »
Le mur, ses échos
Qui me renvoient mes mots en
Rafales.Jusqu’au jour.