ce que vos yeux vairons

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12/06/2024, fabliautin

L’orage a brûlé sa tourbe
Jusqu’à la naissance du soleil,
Les nuages sont ses cendres

Le massif épineux bruisse
Le soir avancé,
Il s’en détache une partie
En forme de poire,
Le hérisson fuse parmi les chats,
Sa part du médianoche
Caparaçonne un piquant,
Comme une guimauve
Au bout d’une branchette
Autour du feu de camp,
Une croquette sur le dos,
Tortue Des Esseintes,
Au bagage très léger
File vers l’ombre
Un chat maugrée,
Ventre verre à demi…
Oncle Ho clôt le chapitre
Une croquette de moins lui fait dînette
Ne fait pas la disette
Le gouttière a dit
Au dodikélé

11/06/2024, lu sur le site wordpress Contes à rêver, une histoire illustrée d’Anne Crausaz, « J’ai grandi ici »

11/06/2024

11/06/2024

11/06/2024, jardin est la table du petit-déjeuner

La faux, la faux partout
Et le geste ample
Nulle parcelle de la parcelle
Ne doit lui échapper
Que s’émousse son fil,
La pierre à aiguiser,
Pépé dans le sainfoin,
Dans le trèfle, Paul Klee,
Souviens-toi
Les deux mains sont utiles
Sur l’outil,
Elles se distribuent,
Le terrain est accidenté,
Piétinement,
Mais Jeeves.
Aveuglée
Devant le motif pavé
De la toile cirée
Fleurie
Où se fond le blond brûlé
Des petites miettes de pain,
Là, et là
Guide mes mains,
Et lire entre le semis
La patience de la voix.
Dehors, semeuse
Pour les petits oiseaux,
Une paume en tablier
Relevé,
Diffuse le grain,
Un coup de bec,
Expression du corbeau,
Tulle gras ?
Une plume de mésange,
Mais tu ne saignes pas,
Vois-tu

11/06/2024, one more time

10/06/2024, printemps du bonhomme de neige

10/06/2024, très lent

10/06/2024

10/06/2024, la mue

Le piano-gare
Elle danse avec sa valise à roulettes
Amélie Poulain

Elle n’a plus d’âge
Le crapaud ose pose son bagage
De ses épaules détache les bras de la valise
La Valse,
Il se passe quelque chose