15/03/2024, à sa fenêtre

Qui d’autre, pour prendre sur son cœur, la blondeur
De la murène,
Mis bout à bout
L’interminable galbe
De la jambe
Du scolopendre,
Bleu antédiluvien du sang de la limule,
Beauté d’abîme de ces êtres des profondeurs,
Que lui,
Infime brindille
Couronnée d’heur,
Oiseau de paradis,
Nouveau-né
Aux langes,
De l’oiseau
Or et azur
À mon très cher Gwoksul
Le point de départ détermine l’arrivée
Il y a du bon sens à s’inspirer de l’expérience,
Avant de faire son idée.
Devant l’échiquier
Des dames chinoises
Fascinée par mon propre jeu
Je n’entends plus Jeeves dire,
Taillé à l’inverse,
Emprunte le même chemin que moi
Je n’observe pas,
À ouverture exotique,
Fin pathétique
Six
De l’apex de la vague
Jusqu’au coeur du rouleau,
Ou à l’inverse des aiguilles d’une montre
Le dessiner, le chiffre ?
Inspirer, expirer sont les deux faces du souffle
Le dit de la graphie,
Mais la beauté du son.
De quelque côté que tu l’appréhendes,
Il est sis, ou sis
Lisse sphère
Seul le pédoncule vert
S’attache à faire de l’agate rouge
Une cerise,
6
Est sphère pincée par le milieu, le sablier
Pis de verre, en coule le lait abondant, traire,
D’un tour de main se renversent les rôles, lent
Le faon, de son chanfrein si doux pousse sa mère,
Elle lève la tête maintenant vers l’enfant
Il s’agenouille, à hauteur d’yeux, devenu cerf,
Ce que le temps ne mesure,
Amour

Acacia
Le chalut des épithètes à noms d’oiseau
Craque
Par une maille béante, frère de Gregor Samsa,
Rat, lézard squatteur, tout le vulgaire d’un bestiaire
Aux grotesques moqueurs,
Ô lourd écor
Dans leur tour d’écrou,
Frelon,
Il aura fallu tout cela.
Le chemin débute au seuil
Fermer la porte,
Les gonds sont huilés
Pour ne grincer point.
Régler l’hôte
D’un merci.
Débiteur de rien de plus,
La lumière
Le chemin boucle,
Mille et un ressorts en éruption solaire
Chaque cheveu d’ange au pinceau d’or sur la tête
D’un putto songeur, l’enfer et l’endroit
D’une spire, et le chemin de servitude est mince
Entre les deux,
Une tortue échouée laisse filer son siècle
Sur le dos, un grain de sable
En pierre d’achoppement,
Le lent vaisseau est un coracle
Qui coriolise sur les flots,
Le bec d’un oiseau criard
Attaque le plastron
Une main qui passe par là,
Ou s’éloigne le pas,
Sur la plage de sable fin
Mouvant,
Le temps
De Vivien nu sur l’étang gelé
De Meletius
Tourne le sucre d’orge
Dans la vitrine du barbier,
Le cheveu tombe,
Compter sur les crânes
Glabres,
Un à un,
Comme en l’intérieur
D’un arbre
Ses anneaux,
Les bourgeons d’épis,
Le vide laissé
Par ceux qui ne repousseront
Pas,
La boucle,
En calme plat