ce que vos yeux vairons

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Lumen

D’un pré ensoleillé
Mousse de jeunes fanes de carottes,
En un éclair l’éclat de l’aile de la tourterelle
Qui chatoie,
Champ de lin,
Étoffe pastel,
Le ciel,
Jeeves ouvre les yeux,
Nymphéas, en lanterne magique

Vers la nuit

Fata morgana

Sur le dos

Du col du siphon un cygne ennuage
Les cieux du sceau de son cyanotype laiteux
Le brise le vent d’un trait de plume mêle
Barista une pointe de crème au curaçao
Loin sur son carré de gazon un estivant
Tend la main vers l’improbable houlette
D’un rayon de soleil
Silencieuse tige d’un célesta brûlant

Les dunes

Dazibao

Elixir

Le fiel, touché de sa rémige par l’aile
De la grâce, et tout change. Il aime, est miel

Lunaire

Noyau

Hors du temps

Disperse à la volée les oiseaux de nuit
Par les ouïes du clocher,
Carillon de l’angélus sur la vallée,
Vêt les ombres fantomatiques
De contours,
Les ourle,
D’un trait
De fusain à peine brûlé
Bain de teinture sur le marbre des chairs,
Or rose, et lumière
L’ardoise du tableau au blanc d’Espagne
L’éponge trace son sillon dans la suie,
La pierre à l’éclaircie.
Le jour
Levé