Échos

Il n’y aurait
Son cyclopéen écran, l’œil noir
Et sa débâcle d’images,
Au salon dans son naos, télé
Et sa consanguine
Débit de lâcher de barrage
Sans angoissant temps mort
Ni bruit blanc à la cuisine,
Le chat qui mue
Le bourgeon de février
L’eau qui se rue, traverse hors les clous
Et bat la campagne,
Les jarrets,
Les soubassements,
Les rus qui enflent comme animaux de fable,
Bougnat, rayé de l’annuaire
Au pilon l’annuaire de papier,
On pourrait croire
Qu’il est venu le temps
De retomber
En enfance,
Trois petits singes
Sur l’étagère,
Celui qui a les mains
En écouteurs
Sur les oreilles,
Seul, avec les battements
De son coeur
Fauteuil de velours vieil or et griffure noire
À son soleil une abeille au sommeil dore
Dans l’araignée
Loin des remous d’ambre de l’huile
Le bestiaire de pâte foudroyée
À la coulée,
Pièce unique,
Chaque forme se distingue d’une crête frite,
D’un appendice,
Mélusine vague
Vénus de Brassempouy,
Les classer par famille,
Les tentaculaires,
Les lisses,
Les Bosch
À la crevette,
Le fil rose,
Kraken
Krapfen
Lent travail, bercée
Dans le carrelet tendu,
La pâte laiteuse
Et ses concrétions,
Le champ de fleurs
Affleure, Ophélie
À la surface,
Pâte de papier humide,
Impression à la violette,
Comme révélée
À la lumière de tabernacle
D’une chambre noire
De la fenêtre de ma chambre,
Deux coupons sans couture apparente,
Le ciel bleu siamois du vert
De la prairie
Dit l’été ,
Les agrès se balancent au portique
La corde,
La balançoire,
Le trapèze
Mon frère,
Aussi atèle que gibbon
Le couvre de ses attentions,
Et caracole,
Je sautille
Sous la barre
Un rond de terre stérile
De poule qui picore se forme
Le temps long du saut de l’ange
Qui ne vient pas,
Attendre,
Bras levé
Est~ce silencieuse lutte contre le rempart
D’une feuille sèche qui ceint de son linceul
La nymphe,
Ou le refus de franchir le Rubicond,
Rivière sans retour
Et de verser dans le monde
Ce qui fut, couronne blanche de cayeux
Serrée en ronde sur l’esquisse,
Bouton,
Claire porcelaine,
Gobelet
Au grain de riz,
Amaryllis
N’éduquez pas les oiseaux, les bêtes de somme
Et laissez les singes se débrouiller très bien
Dételez les puces, les chevaux tête baissée
Du fonds de la fosse
Les canaris noircis
Tous les à quatre pattes soutiers qui grattent loin du soleil
L’obsidienne et les métaux
Circulation de l’or dans les veines profondes,
Poussière de farine,
Ce seigle dans les ventres
Là~haut sans trêve la roue tourne,
Une grimace, parodie d’astre creux et plat qui brise
Au supplice.
Ils pourraient un jour se réveiller en leur aire,
Homme