Ouverture éclair,
Un martinet fend l’azur
Carrare noir
L’orage au ciseau
Fend ses lauzes d’ardoise
Volètent,
Comme en boule de neige du souvenir
Les paillettes
En pluie
Qui jamais ne sèchent,
Fécondent
Un Sacré-Coeur,
Une Tour Eiffel
De leur tourbillon.
Les sols sont durs
L’eau du jour
Sautelle en grappes
Du choeur ébouriffé
Des moineaux poussiéreux,
Seule fontaine
Ce vent,
Échappé
D’entre les pages
Du livre qui tombent
En poussière,
Les Raisins de la Colère
Le jardin est poudreux
Et son arbre,
Le chat à ses pieds,
Halète.
La première feuille rouille
Comme ces carcasses
Enfoncées dans le Namibe,
Le bât du sable
Autour du bateau posé
Par la vague,
Qui loin se retire,
Et ne revient,
Les volets claquent,
La terre,
Comme les hommes
Attend le baume
De la nuit
Réduite à rien,
Juin
L’attendre,
À l’imitation
Du garde-barrière
De la voie désaffectée,
Le train.
Le courant d’air.
La maison bée,
Toutes ses fenêtres ouvertes,
Pores secs
Portes de carton d’un calendrier de l’Avent
Vidé comme au sac
D’une salle des coffres,
Air,
Terre rare
Midi à quatorze heures.
D’appétit de moineau,
En faim de loup. Mue
Au sang épaissi
La phrase dolente,
Le tracé de la mouche
Sur le papier de verre fumé
Les volets grillagent de leur ombre
Le fenestron,
Carreau réduit
À sa plus simple expression,
Il fait chaud,
La mouche
N’a plus rien à dire,
Encre verte immobile,
Apesantie