04/05/2023, poème pneumatophore, 48, à midi comptine pour qui déjeune
Au beffroi
Motif du carillon
Le Vol du Bourdon
Mais si on lui vole
La cloche, quelque chose cloche
Dans le motif, dénote
Au beffroi
Motif du carillon
Le Vol du Bourdon
Mais si on lui vole
La cloche, quelque chose cloche
Dans le motif, dénote
Oncle Ho
Dans un coin du cognassier
Somnole, heure dorée
Cargo mixte
Chargé de pollen, de son
Bourdonnement
Radiateur tiède
Est le soleil courtelle sur
Le berceau de mai
Une tondeuse désaccordée ?
Un bourdon lui donne le la
Sur la feuille de la tulipe,
Une fibule à l’épaule
Est la coquille de l’escargot
Immobile
Dans le flacon,
L’abstraction,
Tous les éléments
De l’herbe,
En aura,
Un parfum
De corde gréée
De blanc,
Un drap humide
Encense
Le jardin
Le soleil au pied
De l’arbre à mirabelles
Se défait de l’ombre
À mesure bientôt
Midi que je progresse,
Arbuste
Les pieds dans l’eau
Turquoise des herbes,
Section carrée
Des tiges d’orties blanches
Velues
Ours que je caresse
Sur la banquise
Menthe à l’eau
J’ai soif,
Soleil
Entourer le cadeau
De mille précautions,
D’un tour de papier
Coloré,
Une prairie vert Eire
J’y mets tout mon cœur,
Une primevère prise
Sous le ruban
Que je desserre,
J’attends demain,
Orée de la forêt,
Je poserai l’objet
De mes soins
À l’attention
Du seul Sylvain
De ces bois,
Roi du jour,
Amour
Il est au milieu
Du jardin le dernier à
Fleurir l’arbre à coings
Un grand rosier
Dont les fleurs se déferont
Avant juin
Elles ne sont pas
Encore, ni octobre
Et son or. Printemps
Printemps, printemps
Oncle Ho gambade
Se trompe d’herbe à chat, mâche
De la ciboulette,